Implant cochléaire : le dispositif idéal d’aide à l’audition

Implant cochléaire

L’implant cochléaire sert à refaire fonctionner les parties lésées de l’oreille interne. Ce minuscule appareil médical aide l’intérieur de l’oreille endommagée à transmettre les signaux sonores au cerveau. Son utilisation est bénéfique aux personnes malentendantes ou qui souffrent d’une surdité partielle quoiqu’il existe des cas dans lesquels il est contre-indiqué.

Implant cochléaire : fonctionnement, avantages et indications

Le prototype de cet implant voit le jour en Australie en 1978 grâce à un chercheur connu sous le nom de Graeme Clark. Le but était de résoudre les problèmes des individus souffrant d’une déficience auditive grave. Depuis, la science n’a cessé de progresser pour développer des solutions qui tendent de mieux en mieux à correspondre aux besoins des patients atteints de surdité. L’appareil sert à remplacer les fonctions endommagées de l’oreille interne. Les ondes sonores vont d’abord transiter vers un microprocesseur. Ensuite, celui-ci transmettra ces signaux à la cochlée. Il s’agit notamment de la partie interne qui permet d’entendre. Étant donné que la perception du son peut différer d’un patient à un autre selon la gravité de la perte auditive, il convient de consulter un audiologiste pour trouver la réponse adaptée.

L’utilisation d’un implant cochléaire confère de nombreux avantages. D’abord, il garantit 70% de gain auditif par rapport à une simple prothèse pour malentendants. Par ailleurs, il permet d’entendre nettement mieux dans des endroits bruyants. Plus précisément d’isoler le son et de s’y focaliser uniquement, nonobstant les brouhahas. De même, l’appareil aide à restituer les sons que la partie endommagée de l’oreille interne peinait à entendre auparavant. Ainsi, le patient pourra mieux s’épanouir, converser plus naturellement, voire écouter la musique sans avoir besoin de monter le volume. D’une manière générale, ce type de dispositif s’adapte aux situations des personnes atteintes d’une surdité modérée à profonde. Toutefois, son utilisation est conditionnée par différents facteurs et il existe des cas où elle est contre-indiquée.

Les cas dans lesquels son utilisation peut présenter des risques

Plusieurs aspects sont à prendre en compte pour profiter des avantages de l’implant. Ils concernent :

  • La durée de privation auditive avant le recours à cette intervention.
  • Le niveau de défaillance auditive.
  • L’ampleur des dommages au niveau de la cochlée.
  • Les recommandations prescrites selon l’état de surdité.
  • Le temps maximum d’utilisation nécessaire quotidiennement pour les porteurs de cet appareil.

Par conséquent, il est déconseillé aux :

  • Personnes ayant trop longtemps souffert d’une surdité profonde ou dont la cochlée est complètement dysfonctionnelle.
  • Patients diabétiques et ceux qui souffrent d’otites.
  • Individus dont le tympan est endommagé à cause d’une grave infection de l’oreille moyenne.

Contrairement à l’utilisation d’une prothèse, celle d’un implant cochléaire réclame une intervention chirurgicale. Le patient doit passer plusieurs tests pour savoir si le traitement lui est adapté. De plus, après avoir subi un examen ORL complet, il doit aussi faire un test de l’équilibre ou EOG, suivi d’un passage à l’IRM. Il s’agit notamment d’une imagerie par résonance magnétique qui permettra aux praticiens d’estimer la faisabilité de l’opération. Les symptômes postopératoires sont passagers et les effets secondaires sont légers. Rares sont les cas où les conséquences de l’intervention entraînent la paralysie faciale. Il peut arriver aussi que la pose d’implant occasionne des risques d’infection.

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